Qui sont les réfugiés et les demandeurs d’asile dans les églises britanniques ?
La population réfugiée et demandeuse d'asile du Royaume-Uni représente une diversité extraordinaire d'origines. Les Afghans (parlant le dari, le pashto et le hazaragi), les Érythréens (parlant le tigrinya), les Soudanais et les Sud-Soudanais (arabe, dinka, nuer), les Iraniens (farsi/persan), les Syriens (arabe), les Congolais (français, lingala, swahili) et les Somaliens (somali) représentent certains des groupes les plus importants dans les contextes ecclésiaux. De nombreux réfugiés originaires de pays à majorité musulmane explorent le christianisme ou ont acquis la foi dans des contextes de réfugiés. Beaucoup d’autres arrivent en tant que chrétiens déjà engagés.
- Parmi les réfugiés afghans et iraniens, beaucoup se sont convertis à l’islam ; ces personnes peuvent avoir des besoins de sécurité complexes.
- Les chrétiens érythréens sont souvent issus de la tradition orthodoxe et peuvent trouver les formats évangéliques peu familiers mais accueillants.
- Les communautés congolaises et sud-soudanaises ont souvent de fortes origines pentecôtistes et des cultures de culte enthousiastes.
- Les réfugiés somaliens et afghans issus de milieux musulmans ont besoin d’un espace patient, tranquille et sûr pour explorer la foi.
Le rôle de la traduction dans l’accueil des réfugiés
Pour les réfugiés, la langue n'est pas seulement un obstacle à la communication : c'est une question de dignité. Un service dispensé entièrement dans une langue inconnue peut sembler excluant, désorientant, voire menaçant pour quelqu'un qui a récemment subi un traumatisme et un déplacement. La traduction indique que votre église leur a spécifiquement réservé une place.
- La traduction permet aux réfugiés de participer au sermon plutôt que de simplement subir le service
- Entendre les Écritures dans une langue familière a souvent une forte signification émotionnelle pour les personnes éloignées de chez elles.
- La traduction élimine l'épuisement d'un effort de traduction constant et permet une véritable participation au culte
- Plusieurs options linguistiques dans un seul service permettent à des groupes de réfugiés d'origines mixtes de participer ensemble
Au-delà de la traduction : le contexte pastoral
Pour de nombreux réfugiés, les défis pratiques de la vie au Royaume-Uni – logement, procédure d’asile, soutien juridique, accès aux soins de santé, solitude, traumatismes – sont plus urgents que le contenu du service du dimanche. Les ministères auprès des réfugiés les plus efficaces intègrent un soutien pratique à la communauté spirituelle.
Un réfugié qui peut suivre le sermon mais qui n'a nulle part où dormir le lundi n'est pas vraiment le bienvenu. La traduction est une partie d’un ministère plus vaste.
Langues à prioriser
- 1Dari et pachtouPour les réfugiés afghans – l’un des plus grands groupes de réfugiés au Royaume-Uni. Le dari est parlé par la majorité ; Pashto par une minorité significative. Les deux sont pris en charge dans Voco.
- 2TigrinyaPour les réfugiés érythréens, le tigrinya est la langue principale des chrétiens érythréens. Il s'agit d'un langage moins courant à prendre en charge mais d'une importance cruciale pour cette communauté.
- 3Farsi/PersanPour les réfugiés iraniens, de nombreux Iraniens qui explorent le christianisme sont très instruits et s’engagent sérieusement dans le contenu théologique. La traduction en farsi est un outil important dans ce ministère.
- 4somaliPour les réfugiés somaliens – principalement une communauté d’origine musulmane au Royaume-Uni, mais dont un nombre croissant explore le christianisme. Le somali est pris en charge dans Voco.
- 5arabeUne langue large couvrant de nombreux contextes nationaux et culturels différents : syrien, irakien, soudanais, libyen, marocain. L’arabe égyptien est le plus proche de l’arabe standard tel qu’il est compris dans tous les groupes.


